L’insertion des jeunes sur le marché du travail est progressive et inégale selon le niveau de diplôme. Ainsi, 82 % des jeunes sortants diplômés du supérieur sont en emploi, contre seulement 31 % des non diplômés. Ces derniers sont plus nombreux à être inactifs (37 %).

Parmi les jeunes sortants actifs, la moitié des non diplômés sont au chômage, contre un quart pour les diplômés du secondaire et un sur dix pour les diplômés du supérieur

Le taux de chômage des jeunes actifs sortis depuis 1 à 4 ans a fortement augmenté pendant la crise de 2008-2009, plus que celui des actifs présents depuis plus longtemps sur le marché du travail. Depuis, il s’est globalement stabilisé autour de 20 % pour les sortants récents alors qu’il a continué d’augmenter pour les plus anciens.

D’une année sur l’autre, lorsqu’ils quittent un emploi temporaire, les jeunes sortants diplômés du supérieur accèdent deux fois plus fréquemment que les non diplômés à l’emploi stable. De même, lorsqu’ils sont au chômage, ils ont deux fois plus de chances d’être en emploi un an après que les non diplômés. Enfin, la spécialité de formation a une influence déterminante sur l’accès à l’emploi et les caractéristiques des emplois occupés en début de carrière

 

Malgré la loi d’orientation sur l’éducation de juillet 1989 qui affirme la nécessité pour tous les jeunes français de ne pas quitter l’école sans qualification, ils sont près de 60000 dans ce cas chaque année. Une situation qui rend leur « employabilité » difficile, c’est pourquoi l’Etat a été contraint d’engager des mesures pour favoriser leur insertion par le biais de formations.

A titre d’exemple, en 2006, 10430 jeunes sans qualification ont souscrit un contrat d'insertion à la vie sociale (CIVIS), qui a pour objet d'assurer un accompagnement vers l'emploi durable durant une année.

Selon Céline Gasquet et Valérie Roux du Cereq (Centre d'études et de recherches sur les qualifications), « plus de quatre jeunes non diplômés sur dix ont ainsi bénéficié d’une formation, d’un contrat en alternance, d’un contrat emploi solidarité ou d’un emploi jeune durant leurs sept premières années de vie active et pour 16 % des non diplômés, cette expérience est même fortement structurante de ces premières années sur le marché du travail ».

Source: http://www.persee.fr/doc/estat_0336-1454_2006_num_400_1_7109

Auteurs: Céline Gasquet et Valérie Roux